Dans un message posté le 22 avril sur son compte Instagram, Mike Lorenzo-Vera a annoncé l’arrêt à venir de sa carrière. Le natif de Bayonne (40 ans), vainqueur de la Deuxième Division européenne en 2007, jouera un dernier tournoi sur le DP World Tour avant de se retirer. Il s’agira de l’European Masters, en Suisse, du 28 au 31 août.
« À mes fans… J’ai décidé hier d’arrêter ma carrière de golfeur, a-t-il rédigé sur Instagram. Vingt ans avec des hauts et des bas. Tant de plaisir et de larmes. Ce jeu est fou. Et je l’aime (écrit en lettres capitales, NDLR) ! C’est le meilleur ! C’était amusant, c’était dur, c’était fantastique, mais je ne peux plus continuer. Mes priorités ont changé. »
C’est à la fin de l’année 2005 que le Biarrot résilie son statut amateur pour prendre celui de professionnel. Il s’est déjà montré chez les pros en remportant un tournoi sur l’Alps Tour (troisième division européenne) quelques mois plus tôt. « MLV » a cumulé quatre victoires sur le circuit satellite durant sa carrière, avec, en prime, une quatrième place à l’ordre du mérite en 2006, lui permettant d’accéder à l’échelon supérieur.
Fraîchement débarqué sur le Challenge Tour (deuxième division européenne) en 2007, celui qui a porté les couleurs du Golf de Biarritz ne tarde pas à prouver qu’il a déjà le niveau. Il s’impose rapidement comme un espoir du golf français, enchaînant les podiums dès sa première saison. Il conclut même sa première année en beauté avec une victoire lors de la finale en Italie et remporte ainsi le classement général. Une première jamais égalée pour un Français, depuis la création du circuit en 1989.
Durant ses trois premières saisons sur l’European Tour (aujourd’hui DP World Tour), il signe une deuxième place au China Open 2008 avant de redescendre temporairement sur le Challenge Tour. C’est à partir de 2015 qu’il s’installe durablement dans l’élite, qu’il ne quittera plus jusqu’aujourd’hui.
Six millions d’euros de gains
La saison 2019 reste la plus belle de sa carrière avec une 19e place à la Race to Dubaï (nom du classement général). Cette année-là, il se classe par deux fois deuxième et tient tête à Jon Rahm lors de la finale (finalement troisième à deux coups de l’ancien numéro 1 mondial). C’est aussi en 2019 qu’il enregistre sa meilleure performance lors d’un tournoi du Grand Chelem avec une 16e place à l’USPGA Championship. Celui qui a été classé au mieux 64e au ranking mondial n’a pas réussi à enchaîner après le Covid, frôlant avec la zone de relégation.
Au total, Mike Lorenzo-Vera a disputé 249 tournois en première division, enregistrant huit podiums et 24 tops 10. Le vainqueur de la Biarritz Cup 2003 a cumulé au total plus de six millions d’euros de gains, le dixième plus haut total pour un joueur tricolore. Seul regret dans cette très belle histoire : Mike Lorenzo-Vera n’est jamais parvenu à décrocher une victoire sur le DP World Tour, malgré cinq deuxièmes places. En 2018, il est passé tout proche, échouant en play-off face au Suédois Joakim Lagergren, lors de l’Open de Sicile.
Un dernier adieu
Mike Lorenzo-Vera disputera un 250e et dernier tournoi professionnel à la fin août : l’Omega European Masters, à Crans-Montana, dans les Alpes suisses. « C’est un endroit très spécial pour moi », a-t-il confessé. Il y avait appris le décès de son père en 2015 en plein tournoi. Il y a aussi signé plusieurs belles performances, dont une troisième place en 2018.
Mike Lorenzo-Vera n’a pas encore évoqué la suite mais il pourrait se tourner vers l’enseignement.




