Grâce à un score de -16 et une dernière carte de 65 (-6), l’Américain devance d’un coup l’Australien Elvis Smylie et le Français Jeong weon Ko (-15).
Au bout du suspense, Michael Kim s’adjuge la 107e éditiondevenant le premier Américain à inscrire son nom au palmarès du plus vieux tournoi d’Europe continental depuis Barry Jaeckel en 1972. Poussée par un public nombreux en ce dimanche de 4e tour, la surprise tricolore Jeong Weon Ko Ko a rendu une très belle dernière carte de 65 (-6) et a cru à l’exploit jusqu’au bout. Mais Kim, 65 (-6) également ce dimanche, avec une carte vierge de bogey, a réussi un dernier putt décisif de 5 mètres sur le 18, le dernier par 3 redoutable de Saint-Nom-la-Bretèche pour tuer le suspense et le rêve de Ko.
Le Francilien avait toutefois le sourire en se présentant face à la presse. Il réalise à 27 ans sa meilleure performance en carrière sur le DP World Tour. Né de parents coréens, le joueur formé à Bussy-Guermantes évolue dans l’élite européenne depuis 2023. Désormais 59e au classement européen, il fait un bond de 75 places (il était 134e de la Race to Dubaï avant le début du tournoi), et sauve sa carte sur la première division continentale. «C’est une bouffée d’air», a-t-il soufflé à chaud.

Il pourra toutefois regretter ce putt de 70 cm pour le par loupé au 1, ou encore cet autre petit putt raté sur le 12 (par 3) pour un bogey franchement dommage. Mais le natif de Créteil a aussi su enflammer la foule quand il a enquillé son putt pour eagle sur le par 5 du 16. «J’ai hurlé dans tous les sens, j’ai failli perdre la voix», s’amusait-il après la partie. Jeong weon Ko pointait alors à -15 et avait pris seul la tête du tournoi. Pas pour la première fois.
Après un bogey inaugural, le Français a planté plusieurs drapeaux grâce à de sublimes coups de fer (birdies aux 2 et 4, eagle au 6). Il a pris un court instant seul la place de leader. Sur les délicats trous 17 et 18, il n’a rien lâché, mais Kim a planté quelques minutes plus tard un birdie au 17 (par 4), avant de faire preuve d’un remarquable sang froid pour sauver son par sur le 18 et s’assurer la victoire.
L’actuel 31e du circuit américain glane son premier titre dur le DP World Tour et son premier sacre tout court depuis le John Deere Classic en 2018 : «J’ai passé une très bonne année sur le PGA Tour. C’est la cerise sur le gâteau.» Ce succès en France va lui permettre de passer de la 64e à la 39e place du classement mondial, son meilleur classement en carrière à 32 ans. «Sur le 18, j’ai réussi un bon coup depuis le bunker, mais ce green est tellement en pente que je savais que le putt allait être rapide. Elvis (Smylie l’un de ses partenaires du jour) m’a donné un bon angle. Je savais que le putt allait partir un peu vers la droite à la fin, et j’ai juste essayé de frapper un très bon putt. Et d’une manière ou d’une autre, il est rentré. Je pense qu’il a touché le bord droit. Il est rentré et j’ai failli perdre connaissance», a savouré le lauréat qui va fêter son sacre en buvant «beaucoup de vin français et du champagne.»
La star Koepka a honoré son invitation
Invité de dernière minute dans les Yvelines, Brooks Koepka a fait honneur à son statut en terminant 4e (-14). L’autre tête d’affiche Min Woo Lee achève ses quatre tours 5e (-13), aux côtés de l’Italien Guido Migliozzi, l’Anglais Marcus Armitage et le Norvégien Viktor Reitan. Outre Ko, tout proche de succéder à Thomas Levet, dernier Français sacré à domicile (en 2011), d’autres joueurs tricolores ont brillé ce dimanche. Évoluant dans la partie juste devant celle de Ko, Antoine Rozner rend une dernière carte de 70 (-1) et la 12e place pour un score total de -8. Ugo Coussaud et Julien Brun terminent leur semaine au 22e rang (-5). Romain Langasque, est 28e à -4. Julien Guerrier et Clément Sordet sont 42es (-2).




